Le Monde Germanique / Les frères Grimm

Les contes de Grimm ont 200 ans !

Je vous raconte depuis quelques temps sur mon blog certains contes de Grimm, au fil de mes humeurs et de mes envies (hier, celui d’Outroupistache, mais aussi Blanche-Neige, Hansel et Gretel, les Six Frères Cygnes, et bien d’autres à venir ! :) ). Ce que je ne savais pas et qui est finalement un hasard des plus heureux, c’est que cette année, cela fait 200 ans que les contes de Grimm sont parus pour la première fois. 200 ans hier (non, je n’ai pas oublié la date, j’ai juste fini mon article trop tard, et vous le verrez tous le lendemain…).

Alors aujourd’hui, point de conte en particulier, mais on va en découvrir un peu plus sur les frères Grimm et leurs Contes. Vous me suivez ?

La couverture de la première édition des Contes de Grimm (1812)

La couverture de la première édition des Contes de Grimm (1812)

Qui étaient les frères Grimm ?

Pour faire court (pour la version complète, je vous renvoie à Wikipédia), les frères Grimm étaient les deux aînés d’une famille nombreuse. Jacob était l’aîné et son frère Wilhelm avait un an de moins. Bien que Wilhelm se soit marié et ait eu des enfants, ils ont pratiquement toujours vécu ensemble, et se sont en tout cas très fortement soutenus l’un l’autre dans leurs travaux respectifs.

Ils ont tous les deux commencé des études de droit, avant de se tourner vers la littérature allemande ancienne et la linguistique. Ils ont passé leur vie à étudier, profitant de leurs différents postes au sein de grandes bibliothèques pour approfondir leurs recherches.

Ils ont aussi publié régulièrement, tout au long de leur vie, et pas uniquement des contes : un livre de mythologie, un précis de linguistique, et un dictionnaire qui se voulait à la fois un dictionnaire classique (contenant le sens des mots), mais aussi étymologique. Ce dictionnaire et leur recueil de contes, Les Contes de l’Enfance et du Foyer, connus simplement comme les Contes de Grimm aujourd’hui, sont leur deux plus grandes œuvres, écrites à quatre mains.

Ils ont aussi publié individuellement, ce qui leur permettait aussi de publier plus souvent. A la fin de leur vie, ils étaient respectés comme érudits et « passeurs de savoir ». Ils ont été linguistes, rassembleurs de contes et de légendes, poètes, politiciens, professeurs, bibliothécaires… Ils ont eu une vie bien remplie…

Les Contes de l’Enfance et du Foyer

Publiés à l’origine sous le titre de Kinder- und Hausmärchen (et souvent traduits sous « Contes de l’Enfance et du Foyer »), les Contes des frères Grimm ont connu plusieurs éditions, qui les ont enrichies, puis condensées, puis commentées…

La toute première édition date du 20 décembre 1812, il y a donc 200 ans tout juste. Elle contenait 86 contes. Elle fut enrichie quelques années plus tard d’un deuxième tome, qui porta le nombre total de contes à 155. Enfin, au fil des différentes éditions du vivant des frères Grimm, on arriva à un total de 211 contes, souvent répartis sur trois tomes. Ce sont ces 211 contes, tels qu’ils furent dans leur dernière édition, qui nous sont parvenus aujourd’hui.

D’où viennent les contes ?

Les frères Grimm se présentent comme des collecteurs de contes, et de fait, ils puisent bon nombre de leurs récits de conteurs allemands qui se transmettent oralement de génération en génération ces histoires.

Cependant, ils ont aussi tiré leur inspiration des contes de Perrault, lui-même basé sur des contes traditionnels français et italiens.

Enfin, on pense qu’ils ont eux-mêmes inventé certains contes.

Dans tous les cas, absolument tous les contes de Grimm portent la patte des deux frères, et ont été remaniés de façon plus ou moins importante entre la première et la dernière édition, afin de mieux répondre aux critiques. La principale d’entre elles est que ces contes, bien qu’intitulés Contes de l’Enfance et du Foyer, ne correspondaient pas à un public jeune, car trop ‘ »scientifiques » ou peu adaptés de part leur contenu, trop violent pour certains contes.

L’influence française

Les frères Grimm ont vécu une partie de leur vie à Paris, et en Allemagne, avaient pour amitiés des familles d’origine française ou éduquées au français et à sa littérature. Cela se ressent dans leurs contes, surtout dans les premières éditions. Certains d’entre eux sont directement repris des contes de Perrault, et d’autres sont issus des contes traditionnels français.

Mais les frères Grimm, souhaitant conserver leur image de « protecteurs de l’ancienne culture germanique », ont effacé peu à peu, au fil des éditions, les influences étrangères, et notamment françaises.

C’est le cas avec Le Petit Chaperon Rouge, par exemple, qui dans sa version française connaissait une fin tragique. Cendrillon, conte de Perrault connu et reconnu, existe toujours dans les Contes de Grimm, car c’était un conte répandu en Europe, et bien que Perrault soit le premier à l’avoir couché par écrit, il n’était pas forcément de tradition purement française.

Les Contes aujourd’hui

De très nombreux contes des frères Grimm sont connus par des générations d’enfants à travers le monde. Certains experts anglophones se plaignent même que les enfants britanniques ou américains connaissent mieux les contes français, allemands et danois (via Andersen) que les contes de leur propre pays.

Ces contes sont tellement acceptés dans la culture occidentale que nombre d’entre eux font l’objet d’adaptations plus ou moins heureuses, plus ou moins fidèles au texte. Comme nous l’avons vu avec Rumpelstilzchen, certains personnages de conte se retrouvent dotés de toute une biographie, inexistante à l’époque où ces contes ont été « créés ».

Néanmoins, comme à l’époque, les contes de Grimm continuent à fasciner, par leur magie ambiante, par leur noirceur aussi, que les frères Grimm, malgré les critiques, n’ont pas complètement supprimée.

Et vous ? Que vous inspirent les Contes de Grimm ? Y en a-t-il un qui vous a marqué et que vous aimeriez retrouver ici ?

2 commentaires

  1. Les clowns ont cru que se grimer était bien parce que la fin du monde était proche.
    Mais la fin du monde n’a pas eu lieu, sauf pour les médias ridicules.
    Il faudra donc exister cette année. Qu’elle vous soit propice ! Tous mes voeux.

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